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Tous ces poèmes sont de Orianne Thibout kono_kokoro@hotmail.fr pour la contacter Vous pouvez les retrouver en anglais à cette adresse: http://kokoromg.centerblog.net/
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Laisse moi hurler ma haine Contre moi Contre lui Contre toi Peut être aussi Fais moi pleurer encore Pour rien Pour toi Pour moi Peut être en vain Dis leur de se réfugier là bas Où tu es Où je fus Où il meurt Peut être l’ai-je tué Ecoute moi te dire « je t’aime » Cette fois Cette nuit Cette vie Peut être cette vie en laquelle on croit
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Il y a de ces jours où rien ne nous paraît vraiment précis Il y a de ces jours où rien ne vaut mieux que d’être indécis Et il y a nous au milieu d’un espace où l’on cherche la vie Crois tu qu’un jour arrivera où l’on pourra s’embrasser ici
Dans les méandres de nos espoirs circule notre sang Dans les méandres de nos espoirs circule depuis trop longtemps Des souvenirs dont on ne veut pas se rappeler pourtant Ma vie s’est arrêtée lorsque j’ai cru au présent
Mais pour rien au monde je ne voudrais retrouver ce passé Il y a tant de mondes visités que je voudrais oublier J’ai tiré un trait sur tous ces moments privés de liberté Il y a tant de mondes que je continue de pleurer
Aujourd’hui je crois que je peux te tendre la main Aujourd’hui je crois que je peux vivre enfin Sans avoir peur de m’enfermer dans un chemin Que je ne saurais suivre jusqu'à sa fin
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J’ai froid. Ici sans toi. Tu as toujours été là. Je n’y croyais pas. J’ai vu ce qui n’existait pas. Tu as cru ce que tu as pu. J’ai vécu sans me mettre à nu. Je te crois maintenant. Je te crois vraiment. Mais si seulement… Si seulement j’étais encore là pour te le dire. Je ne peux que te l’écrire. Je m’en vais mourir.
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C’est à la tombée de la nuit Que je sors Il n’y a plus personne Dehors Et tout ce temps que tu m’as pris Encore En moi résonne, résonne, résonne Si fort
Je ne sais plus vraiment Où aller Je cherche encore et toujours Le vrai En toi, en moi, et désespérément Tu sais Je ne compte plus les jours Et après ?
Il y a tous ces moments que j’ai voulu oublier Il y a tous ces moments que j’ai maudit pour avoir existés Il y a tous ces rires que j’ai voulu cacher Tout au fond de moi pour les enterrer
Que sais tu de ce que j’ai pu vivre ? Que sais tu de ce que j’ai pu construire ? Je veux boire à m’en rendre ivre Pour ne plus jamais voir ton sourire
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La pluie glissait sur mon corps nu Comme tes doigts autrefois Le temps s’arrêtait sur mon âme perdue Comme tes mots autrefois
Le vent sifflait à mon oreille Comme ton cœur contre le mien jadis La vie attendait que je sois vieille Pour me rendre ma vertu et mon vice
Si tu es encore là Prends moi dans tes bras Si tu es encore là Prie pour moi ici bas
La pluie glissait sur mes désillusions Comme tes larmes autrefois Sur toutes mes petites attentions Pourquoi ne suis-je pas comme toi ?
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Tu sais qu’au fond je n’ai jamais été seule La proie des oiseaux que moi seule vois Tu penses qu’au fond je ne suis plus la seule A penser comme toi
Et pourtant je suis toujours si fragile La proie des oiseaux que moi seule vois Il y en a des mille et des mille Est-ce que tu me crois ?
Ils tournent, tournent et retournent au dessus de ma tête Ils attendent que tu ne veuilles plus de moi Et moi je voudrais que tout cela s’arrête Mais tu restes avec moi
Tu sais qu’en fait je suis la seule La proie des oiseaux qui tournoient Tu sais qu’en fait je suis seule Face à toi
Pleure des larmes que je ne comprends pas Je m’expose à ces oiseaux Que moi seule vois Je m’expose à ces oiseaux Qui tournoient Ils foncent sur moi Et je leur donne mon cœur et mon âme Ils foncent sur moi Et je plonge dans ces flammes Qui ne brûlent que pour toi
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Je ne sais pas Ce qu’est l’humanité Je ne connais pas Ni la compassion ni la pitié
M’en voudrez vous Pour un tel péché ? M’en voudrez vous D’avoir su aimer ?
Mes bras se referment Sur ce que j’ai gardé J’ai mis un terme A l’enfer qui me consumait
J’ai gardé votre amour Rien n’a pu me l’enlever Même sans la lumière du jour Je pouvais vous entendre me parler
Des voix susurrées Que je pouvais percevoir Derrière les barreaux forgés Par mon désespoir
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